Le droit annuel de résiliation de l'assurance emprunteur confirmé

Ce nouveau droit, contesté par les banques, s'applique aux nouveaux contrats conclus à compter du 22 février 2017, mais aussi aux contrats d'assurance en cours d'exécution au 1er janvier 2018. Le délai entre le vote de la loi et son application permettait aux établissements de crédit et aux assureurs de prendre en compte les effets de la réforme sur leurs contrats en cours. Les Sages écartent les griefs exposés par la Fédération bancaire française en se fondant avant tout sur le motif d'intérêt général poursuivi par le législateur qui a voulu, compte tenu de la longue durée de ces contrats, que cette réforme puisse profiter au grand nombre des emprunteurs ayant déjà conclu un contrat d'assurance collectif. D'autre part, les dispositions contestées n'ont pas pour effet d'entraîner directement la résiliation de contrats en cours, mais seulement d'ouvrir aux emprunteurs une faculté annuelle de résiliation. Le Conseil souligne également que "l'organisme prêteur ne peut se voir imposer un contrat d'assurance ne présentant pas un niveau de garantie équivalent au contrat d'assurance de groupe conclu".


Lire les commentaires (0)

Articles similaires

Derniers articles

Forêt : un actif tangible qui séduit de plus en plus les patrimoines

Forêt : un actif tangible qui séduit de plus en plus les patrimoines

16 Juin 2026

Avec un marché record en 2025 et des prix qui montent pour la cinquième année consécutive, la forêt française s'affirme comme un placement de long terme. GF...

Private equity : la fin du vent arrière, le retour de l'exigence

Private equity : la fin du vent arrière, le retour de l'exigence

16 Juin 2026

Levées plus lentes, sorties qui s'étirent : le non-coté inquiéterait. Le rapport 2026 de Bain & Company décrit pourtant moins une crise qu'un changement...

Futurs retraités : l'envie de partir tôt se heurte au mur du pouvoir d'achat

Futurs retraités : l'envie de partir tôt se heurte au mur du pouvoir d'achat

16 Juin 2026

Impatients mais inquiets, les actifs de 45 à 64 ans se disent prêts à partir plus tôt, quitte à gagner moins. La deuxième vague du baromètre MIF x Odoxa rév...

Catégories