Produit d'épargne : Les bonnes et les mauvaises pratiques des souscriptions en ligne

L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie la synthèse des résultats d’une nouvelle campagne de tests consommateurs portant sur la souscription de services et d’instruments financiers sur Internet.

Si le digital permet de mettre à disposition des épargnants des outils d’aide en ligne et des guides pédagogiques, l’étude montre que les informations précontractuelles sont souvent dispersées et peu accessibles, tandis que celles sur les frais ne sont pas toujours suffisamment détaillées.

L’AMF mène depuis 2010 des visites mystère en agences bancaires afin de constater sur le terrain les pratiques de commercialisation des établissements et, depuis 2014, sur Internet afin d’observer les parcours clients du point de vue de l’épargnant.

L’objectif de cette nouvelle campagne, réalisée au dernier trimestre 2020 par l’institut Ifop, était d’examiner si l’information fournie par les établissements permettait de favoriser le consentement éclairé du client, comme le prévoit la réglementation en vigueur, en particulier la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers (MIF2), entrée en application en 2018.

Les testeurs devaient ouvrir un compte-titres et souscrire trois instruments financiers, un fonds investi en actions européennes, une action au travers du Service de règlement différé (SRD) et une part de société civile de placement immobilier (SCPI), auprès d’un échantillon diversifié de 11 acteurs (banques de réseau ou en ligne, plateformes spécialisées).

Cette étude qualitative a fait ressortir certaines bonnes pratiques permettant d’éclairer la décision d’investissement du client :

• la possibilité de joindre, tout au long du parcours, un conseiller, par téléphone ou par chat, pour obtenir un complément d’information ;

• la mise à disposition de guides pédagogiques, expliquant la nature de l’instrument concerné, son fonctionnement et ses risques, de manière claire, exacte et non trompeuse.

Les principales mauvaises pratiques constatées lors de ce test consommateurs sont les suivantes :

• sur la page d’accueil des sites, les indications sur les avantages d’un produit sont généralement davantage visibles que les risques inhérents, souvent peu lisibles, en bas de page et dans une taille de police inférieure ;

• les informations précontractuelles sont souvent dispersées en plusieurs pages des sites ou documents et la rapidité du parcours, parfois contrainte, ne favorise pas leur lecture détaillée ;

• les frais et les coûts des produits ou des services ne sont pas toujours présentés de façon claire et précise ; • le questionnaire d’évaluation des connaissances et de l’expérience du client est banalisé sous forme de « quiz » et certains éléments influencent les réponses.


Articles similaires

Derniers articles

Or : faut-il profiter de la correction pour entrer ?

Or : faut-il profiter de la correction pour entrer ?

30 Juin 2026

Après des mois d’envolée, le métal jaune a perdu 28 % depuis son pic de janvier et l’once est repassée sous les 4 000 dollars. De quoi réveiller la tentatio...

L’épargne solidaire franchit 34 milliards : record de croissance, poids encore minuscule

L’épargne solidaire franchit 34 milliards : record de croissance, poids encore minuscule

30 Juin 2026

L’encours de l’épargne solidaire atteint 34 milliards d’euros fin 2025, en hausse de 15 % sur un an, sa plus forte progression depuis 2021, selon la 24ᵉ édi...

L’éducation financière entre au collège : et les adultes, qui les forme ?

L’éducation financière entre au collège : et les adultes, qui les forme ?

30 Juin 2026

À la rentrée 2026, le passeport Educfi sera généralisé à toutes les classes de 4ᵉ. Une avancée saluée, mais qui agit comme un miroir : si l’on juge utile d’...

Catégories