Les services entre particuliers sont-ils imposables ?

Pour bénéficier de cette tolérance, plusieurs conditions tenant à la nature de l'activité et au montant des frais partagés sont à respecter. Ces conditions ont été précisées par un texte récemment publié au Bofip.
Première condition pour échapper à l'impôt: le particulier qui propose l'activité doit bénéficier lui aussi de la prestation de service qu'il rend. Par suite, la location de son véhicule ou de sa résidence principale ou secondaire n'est donc pas exonérée. En revanche, les activités visées par l'exemption sont le co-voiturage, les sorties de plaisance en mer et l'organisation de repas (co-cooking).
D'autre part, pour avoir droit à l'exonération, la source du revenu doit provenir d'un partage de frais. Autrement dit, les revenus perçus ne doivent donc pas excéder le montant des coûts engagés pour la prestation. Le contribuable doit supporter également sa propre quote-part de frais et ne bénéficier d'aucune rémunération pour sa prestation. Ces frais partagés ne sont pas à déclarer, mais le contribuable doit conserver toutes pièces justifiant le bien-fondé de l'exonération.
A noter que pour les contribuables qui déduisent de leur revenu imposable leurs frais de transport selon un mode réel, seul le montant des frais à leur charge personnelle - une fois le partage effectué- peut être déduit.

 


Lire les commentaires (0)

Articles similaires

Derniers articles

Forêt : un actif tangible qui séduit de plus en plus les patrimoines

Forêt : un actif tangible qui séduit de plus en plus les patrimoines

16 Juin 2026

Avec un marché record en 2025 et des prix qui montent pour la cinquième année consécutive, la forêt française s'affirme comme un placement de long terme. GF...

Private equity : la fin du vent arrière, le retour de l'exigence

Private equity : la fin du vent arrière, le retour de l'exigence

16 Juin 2026

Levées plus lentes, sorties qui s'étirent : le non-coté inquiéterait. Le rapport 2026 de Bain & Company décrit pourtant moins une crise qu'un changement...

Futurs retraités : l'envie de partir tôt se heurte au mur du pouvoir d'achat

Futurs retraités : l'envie de partir tôt se heurte au mur du pouvoir d'achat

16 Juin 2026

Impatients mais inquiets, les actifs de 45 à 64 ans se disent prêts à partir plus tôt, quitte à gagner moins. La deuxième vague du baromètre MIF x Odoxa rév...

Catégories