Être inhumé avec son animal de compagnie ?

Qu’ils en possèdent ou non, les Français sont très majoritairement favorables à ce qu’une loi permettant d’être inhumé avec les cendres d’un animal de compagnie soit votée. 

 


Si l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore la Suisse la permettent, cette pratique reste prohibée en France. Dans un pays qui compte plus de 7 millions de chiens et plus de 15 millions de chats pour ne citer qu’eux (source : FACCO/Kantar 2020), cette interdiction est considérée par nombre de leurs propriétaires comme une injustice et un non-respect des dernières volontés des défunts. D’autant que les animaux de compagnie sont perçus par une écrasante majorité de leurs propriétaires comme des membres à part entière de la famille.
J’ai le plaisir de vous adresser ci-dessous les résultats de cette enquête, qui pointe une très large adhésion des Français à ce projet de loi, quand bien même les possesseurs d’animaux de compagnie se montrent divisés sur le fait de passer à l’acte au moment de leur mort.


Les Français approuvent largement
 

Qu’ils en possèdent ou non, les Français sont très majoritairement favorables à ce qu’une loi permettant d’être inhumé avec les cendres d’un animal de compagnie soit votée. Les jeunes générations y sont les plus sensibles.
C’est le cas de 79% de ceux qui possèdent aujourd’hui un animal de compagnie contre 56% de ceux qui n’en n’ont pas.
 

Seuls 12% des personnes interrogées se disent « très défavorables » à la mise en œuvre d’une telle mesure.
8 Français sur 10 (80%) âgés de moins de 35 ans plébiscitent cette possibilité quand à peine la moitié (52%) des plus de 65 ans y sont favorables.
 

Les catégories socio-professionnelles les moins aisées sont également celles qui soutiennent le plus fortement cette proposition de loi : les trois quarts (75%) de ceux dont le revenu se situe entre 900 € et 1 300 € par mois approuvent cette idée contre 59% de ceux qui gagnent plus de 2 500 €.
 

Sur l’échiquier politique, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et ceux de Marine Le Pen sont les plus en accord (75%), suivis par ceux d’Éric Zemmour (68%) et d’Emmanuel Macron (60%). En revanche, les partisans d’une éventuelle loi de ce type sont minoritaires (42%) chez les électeurs de Valérie Pécresse.
La moitié des possesseurs de chiens prêts à être enterrés avec eux.
 

S’ils sont près de 8 sur 10 à se dire favorables à une loi leur permettant de reposer aux côtés de leur animal, les propriétaires sont très partagés quant au fait de passer à l’acte. Les maîtres de chiens et les catégories socio-professionnelles les moins aisées sont légèrement majoritaires à être dans ce cas.

45% des possesseurs d’animaux de compagnie envisageraient d’être inhumés à leurs côtés. C’est particulièrement vrai pour les 18-24 ans (63% d’adhésion à cette éventualité).
 

Les détenteurs de chiens sont les plus nombreux à le dire (51%) suivis par ceux de chats (47%) et ceux d’autres animaux de compagnie (41%)
 

Les propriétaires d’animaux de compagnie les plus aisés - plus de 2 500 € de revenus mensuels - sont les plus réticents : moins d’un tiers d’entre eux (30%) partagerait ainsi sa dernière demeure avec les cendres d’un compagnon à quatre pattes, une proportion qui monte à 55% chez les plus pauvres (- de 900 € par mois) de nos concitoyens.
 

Les habitants de la région parisienne sont plus nombreux (52%) que les résidents de communes rurales (41%) à envisager cette perspective.

Étude réalisée 18 au 20 octobre 2022 par l’IFOP pour Woopets.fr par questionnaire auto-administré auprès de 2 005 personnes (dont 1 036 possédant actuellement des animaux de compagnie) âgées de plus de 18 ans représentatives de la population française.
 


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