Vente et état de faiblesse psychologique

Pendant une dizaine d’années, des membres d’une même famille sont soumis à des pressions graves et répétées de la part d’un proche. Ces pressions ont altéré leur jugement au point de les avoir conduits à vendre un bien immobilier qu’ils n’avaient pas envisagé de céder. Cinq ans plus tard, l’auteur des pressions est condamné à dix ans d’emprisonnement. La famille assigne alors en justice les notaires rédacteurs de l’acte de vente sur le fondement de leur responsabilité délictuelle, invoquant l’état d’emprise psychologique dans lequel elle se trouvait au moment de la vente. Les juges déclarent leur action prescrite mais leur décision est censurée par la Cour de cassation. La date de conclusion du contrat ne peut être retenue comme point de départ du délai de prescription, dès lors qu’au jour de la signature de l’acte de vente, l’état de sujétion psychologique dans lequel se trouvait la famille l’empêchait d’agir en justice.

> La décision de justice


Articles similaires

Derniers articles

Or : faut-il profiter de la correction pour entrer ?

Or : faut-il profiter de la correction pour entrer ?

30 Juin 2026

Après des mois d’envolée, le métal jaune a perdu 28 % depuis son pic de janvier et l’once est repassée sous les 4 000 dollars. De quoi réveiller la tentatio...

L’épargne solidaire franchit 34 milliards : record de croissance, poids encore minuscule

L’épargne solidaire franchit 34 milliards : record de croissance, poids encore minuscule

30 Juin 2026

L’encours de l’épargne solidaire atteint 34 milliards d’euros fin 2025, en hausse de 15 % sur un an, sa plus forte progression depuis 2021, selon la 24ᵉ édi...

L’éducation financière entre au collège : et les adultes, qui les forme ?

L’éducation financière entre au collège : et les adultes, qui les forme ?

30 Juin 2026

À la rentrée 2026, le passeport Educfi sera généralisé à toutes les classes de 4ᵉ. Une avancée saluée, mais qui agit comme un miroir : si l’on juge utile d’...

Catégories