Une loi Carrez pour les maisons ?

En cas de vente d'un logement en copropriété, la loi Carrez prévoit que si la superficie réelle du bien est inférieure de plus de 5 % à celle qui est indiquée dans l'acte, l'acquéreur a droit à une diminution de prix proportionnelle. Cette disposition protectrice des acquéreurs n'est pas applicable aux maisons individuelles (hors copropriété horizontale), et une extension n'est pas envisagée, précise la ministre du logement et de l'habitat durable dans le cadre d’une réponse à une question d’un député. Même s'il existe des maisons individuelles sous le régime de la copropriété et donc concernées par la loi Carrez, la grande majorité des biens auxquels cette loi s'applique sont des logements en immeuble collectif, pour lesquels la notion de prix au mètre carré a un sens commercial. En revanche, explique la ministre, la valeur d'une maison individuelle porte à la fois sur le bâti, mais également sur le terrain, et une erreur sur la surface du bâti ne justifie pas mécaniquement une baisse correspondante du prix. Par ailleurs, le gouvernement estime inopportun de créer une nouvelle obligation pour ces ventes d'immeubles, qui s'ajouterait au coût des états et diagnostics imposés lors d'une vente immobilière.


Lire les commentaires (0)

Articles similaires

Derniers articles

Forêt : un actif tangible qui séduit de plus en plus les patrimoines

Forêt : un actif tangible qui séduit de plus en plus les patrimoines

16 Juin 2026

Avec un marché record en 2025 et des prix qui montent pour la cinquième année consécutive, la forêt française s'affirme comme un placement de long terme. GF...

Private equity : la fin du vent arrière, le retour de l'exigence

Private equity : la fin du vent arrière, le retour de l'exigence

16 Juin 2026

Levées plus lentes, sorties qui s'étirent : le non-coté inquiéterait. Le rapport 2026 de Bain & Company décrit pourtant moins une crise qu'un changement...

Futurs retraités : l'envie de partir tôt se heurte au mur du pouvoir d'achat

Futurs retraités : l'envie de partir tôt se heurte au mur du pouvoir d'achat

16 Juin 2026

Impatients mais inquiets, les actifs de 45 à 64 ans se disent prêts à partir plus tôt, quitte à gagner moins. La deuxième vague du baromètre MIF x Odoxa rév...

Catégories