Quel avenir pour les fonds en euros ?

Les provisions pour participations aux bénéfices sont-elles menacées ?

Afin de limiter la rémunération des fonds en euros, souvent jugée excessive au regard du contexte financier, une autre disposition du projet de loi Sapin 2 permet au régulateur de moduler les dotations et les prélèvements réalisés par les assureurs-vie sur leurs provisions pour participations aux bénéfices (PPB). Alimentée par les surplus de bénéfices financiers engrangés lorsque les marchés sont bien orientés et redistribuée aux assurés dans les huit années qui suivent sa constitution, ces PPB représentent 2 % des encours pour tout le marché et même 5 % dans certains cas. « Pourquoi vouloir plafonner ce que nous pouvons donner aux épargnants ? », s'insurge Gérard Bekerman, président de l'Afer. Mais encore faudrait-il déjà qu'ils voient la couleur de cette provision. Dans nombre de cas les compagnies la « font "tourner" sur huit ans pour préserver leur matelas de sécurité », note Cyrille Chartier-Kastler. Et d'autres n'hésitent pas à canaliser uniquement vers leurs nouvelles offres, des PBB constituées avec l'épargne d'anciens clients qui ne les touchent jamais. 

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