Non, le prélèvement à la source ne va pas rendre le crédit plus difficile

Le prélèvement à la source va-t-il rendre le crédit plus difficile ? Non répond la Fédération bancaire française qui rappelle que le prélèvement à la source constitue "une simple modalité de paiement de l'impôt contemporain de la perception du revenu" et que, pour les salariés, le montant du salaire avant prélèvement à la source de l'impôt sera indiqué sur la fiche de paie. Par conséquent, "le prélèvement à la source n'est pas de nature à modifier la capacité de remboursement et le taux maximum d'endettement calculé au cas par cas par les établissements bancaires lors de l'octroi du crédit".
Pourtant, certains courtiers en crédit à la recherche de publicité à bon compte avaient largement fait croire le contraire. Leurs arguments étaient bien affûtés. Les banques évaluent la capacité d’emprunt d’un futur emprunteur en prenant en compte ses revenus nets perçus. Dans la plupart des cas, le taux d’endettement ne doit pas dépasser 33 % de ces revenus. Or jusqu’à présent, l’IR n’est pas pris en compte dans ce calcul. Qu’en sera-t-il quand l’impôt sur le revenu sera directement prélevé, tous les mois, sur le salaire ? « Si les banques calculent le taux d’endettement maximum en prenant en compte le salaire après impôts pour déterminer le taux d’endettement, la capacité d’emprunt sera réduite d’autant, entraînant une perte de pouvoir d’achat immobilier », se demandait alors le courtier en crédit en question. La FBF précise aussi que si l'avis d'imposition et les derniers bulletins de paie sont les principaux éléments analysés par les établissements de crédit, ils tiennent également compte de la régularité des revenus et de leur nature et distinguent les revenus réguliers et les encaissements exceptionnels.

 


Lire les commentaires (0)

Articles similaires

Derniers articles

Forêt : un actif tangible qui séduit de plus en plus les patrimoines

Forêt : un actif tangible qui séduit de plus en plus les patrimoines

16 Juin 2026

Avec un marché record en 2025 et des prix qui montent pour la cinquième année consécutive, la forêt française s'affirme comme un placement de long terme. GF...

Private equity : la fin du vent arrière, le retour de l'exigence

Private equity : la fin du vent arrière, le retour de l'exigence

16 Juin 2026

Levées plus lentes, sorties qui s'étirent : le non-coté inquiéterait. Le rapport 2026 de Bain & Company décrit pourtant moins une crise qu'un changement...

Futurs retraités : l'envie de partir tôt se heurte au mur du pouvoir d'achat

Futurs retraités : l'envie de partir tôt se heurte au mur du pouvoir d'achat

16 Juin 2026

Impatients mais inquiets, les actifs de 45 à 64 ans se disent prêts à partir plus tôt, quitte à gagner moins. La deuxième vague du baromètre MIF x Odoxa rév...

Catégories