Le climat des affaires se stabilise en octobre

Le climat des affaires est stable en octobre, à 101,9. Dans un futur proche, les indicateurs conjoncturels devraient être moroses, même si certaines évolutions sont positives, comme la baisse du prix du gaz.

 

La stabilité globale du climat des affaires masque des différences sectorielles. L’amélioration dans l’industrie est contre-balancée par une dégradation dans le commerce de gros. Les difficultés de production restent très élevées et le climat de l’emploi se dégrade légèrement.

 

Depuis la mi-2021 le climat des affaires se dégradait tendanciellement. Il s’est stabilité en octobre à un niveau légèrement supérieur à sa moyenne de long terme de 100. Le rebond est notable dans l’industrie, qui passe de 101,5 en septembre à 103,2 ce mois-ci. A l’inverse, le climat des affaires se dégrade dans le commerce de détail et surtout dans le commerce de gros, deux secteurs où il se situe nettement en dessous de 100.

 

Le climat de l’emploi se contracte très légèrement en octobre mais, à 108,1, il se demeure à un niveau élevé. Les difficultés de recrutement sont d’ailleurs toujours fortes, avec 65 % des chefs d’entreprises qui font état de difficultés à trouver le personnel nécessaire. Les contraintes sur l’offre pèsent toujours lourdement, 49 % des entreprises indiquent qu’elles ne pourraient pas augmenter leur production si elles recevaient plus de commandes, ce qui représente un plus haut historique.

 

Les indicateurs conjoncturels devraient rester médiocres dans les mois à venir. Cependant, certaines évolutions sont plus positives, comme la baisse du prix du gaz ou l’amélioration de la tension sur les chaines d’approvisionnement.

 

Les perspectives conjoncturelles des mois à venir sont moroses. Le FMI a récemment revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la France et l’économie mondiale. L’inflation toujours élevée pénalise aussi bien le pouvoir d’achat des consommateurs que les prix de production. Les entreprises risquent ainsi de se retrouver prises en ciseaux entre une demande atone et des coûts de production élevés.

 

Certaines évolutions récentes apportent cependant une pointe d’optimisme. Les prix du gaz se sont fortement détendus, au point d’être deux fois plus bas que leur pic de début septembre.

 

Le prix du pétrole est pour sa part resté stable aux alentours de 90 dollars le baril malgré les baisses de production décidées par l’OPEP. La situation s’améliore également du côté des chaînes d’approvisionnement dont le degré de tension se rapproche de son niveau d’avant la crise sanitaire d’après l’indice de la Fed de New York.

 

(source Asterès)
 


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