Assurance-vie : Faut-il fermer son contrat ?

Dans sa dernière étude annuelle, la CLCV a analysé 224 contrats d’assurance vie tant ouverts à la commercialisation que fermés.

Résultats ? la CLCV estime que la performance moyenne des contrats en euros se situe à 1,83 % en 2018, en recul de 0,13 % par rapport à l’année précédente, un chiffre identique aux données publiées par l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution). Dans le détail, le rendement moyen des contrats d’assurance vie ouverts à la souscription (1,87 %) est plus élevé que pour ceux fermés à la commercialisation (1,76 %). Face à ce constat, l’association invite les épargnants à profiter des possibilités de transfert de contrats, au sein d’une même compagnie, afin de ne pas être pénalisés par des contrats anciens, souvent «maltraités» par les banquiers et assureurs qui ne cherchent qu’à séduire les nouveaux épargnants.

En cas de transfert, l’association incite à la vigilance sur les garanties offertes. Par exemple, si la quasi-unanimité des contrats fermés à la souscription garantissait le capital investi, la moitié seulement des contrats ouverts à la souscription l’offrent encore. Cette option, chère aux investisseurs, prévoit que lorsqu’on investit 100 euros, après paiement des frais sur versement, on a l’assurance de récupérer 100 €, quoi qu’il arrive et quels que soit les autres frais.

Compte tenu de la baisse des taux servis sur les assurances vie, la question des frais devient cruciale. Des frais sur versements sont perçus à la souscription et sur les éventuels dépôts d’argent effectués par la suite. Des frais de gestion sont, eux, prélevés chaque année pendant toute la durée du contrat. Leurs montants varient souvent en fonction des fonds choisis et de leur état de commercialisation, mais ils peuvent être, en partie, négociés. En pratique, les versements sont facturés à hauteur de 3,25 % pour les contrats d’assurance vie fermés à la souscription, contre 2,33 %pour les nouveaux. L’association souligne une tendance à la baisse des frais sur versements et à la hausse des frais de gestion. Or, les frais de gestion sont « plus pénalisants à terme », conclut la CLCV.


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